Une augmentation alarmante des personnes sans abri en Île-de-France

La neuvième Nuit de la Solidarité en Île-de-France a mis en lumière une réalité sociale préoccupante : une augmentation sans précédent du nombre de personnes vivant dans la rue. Avec près de 5 000 individus recensés sans solution d'hébergement, dont une hausse notable en banlieue, cette situation révèle l'ampleur d'une crise humanitaire. Les efforts des associations et des collectivités sont essentiels pour apporter un soutien, mais l'urgence impose une réévaluation des stratégies et une mobilisation collective pour offrir un avenir plus digne à ces personnes vulnérables.
La situation des sans-abri en Île-de-France s'est aggravée, avec un recensement faisant état de 4 940 personnes sans domicile fixe. Ce chiffre alarmant, issu de la neuvième Nuit de la Solidarité, marque une hausse de 32 % dans les banlieues par rapport à l'année précédente. Cette augmentation soulève des questions cruciales sur les dispositifs d'aide et l'efficacité des politiques publiques face à cette précarité croissante. Les associations appellent à une action rapide et concertée pour apporter des solutions concrètes et durables à cette population en détresse, qui affronte le froid et l'isolement au quotidien.
L'ampleur de la précarité en Île-de-France
Le récent recensement de la neuvième Nuit de la Solidarité a révélé une augmentation alarmante du nombre de personnes sans abri en Île-de-France, atteignant 4 940 individus sans solution d'hébergement. Ce chiffre sans précédent inclut 3 857 personnes à Paris et 1 083 dans 33 communes de la métropole du Grand Paris, marquant une hausse de 10 % dans la capitale et de 32 % en banlieue par rapport à l'année précédente. Cette situation met en évidence une crise de l'hébergement qui s'intensifie, malgré les efforts déployés par les collectivités et les associations. La recrudescence des campements et la présence de mineurs isolés dans des conditions extrêmes soulignent l'urgence d'une intervention plus efficace et plus humaine face à cette précarité.
Les données collectées lors de la neuvième Nuit de la Solidarité en Île-de-France, tenue les 22 et 23 janvier, confirment une aggravation de la situation des personnes sans abri, avec un total de 4 940 individus recensés sans solution d'hébergement. Cette augmentation est particulièrement frappante dans les banlieues, où elle atteint 32 % par rapport à 2025. À Paris intra-muros, l'augmentation est de 10 %, ce qui porte le nombre de sans-abri à 3 857 dans la capitale. Ce constat alarmant fait suite à des observations hivernales telles que la présence de campements de mineurs isolés, même par temps de neige, et met en lumière les lacunes des politiques publiques et la nécessité d'une réponse plus robuste et proactive. L'hiver dernier, la découverte de mineurs isolés dormant dehors malgré les températures glaciales avait déjà interpellé l'opinion, et les chiffres actuels ne font que confirmer une tendance inquiétante.
Les défis et les réponses face à l'accroissement des sans-abri
Malgré une légère diminution du nombre de femmes sans abri, attribuée au plan Grand Froid, la situation générale demeure critique, avec un déploiement tardif de ce dispositif qui a coûté la vie à plusieurs personnes. Les équipes de la Nuit de la Solidarité ont constaté une multiplication des grands campements, où les personnes sans domicile fixe cherchent refuge dans des lieux variés tels que les parcs, les stations de métro, les gares, ou même les parkings souterrains. Face à cette crise, des collectifs comme Utopia 56 et Le Revers interpellent les autorités, exigeant des mesures concrètes et des investissements significatifs pour créer des solutions d'hébergement durables et dignes.
Le décompte réalisé par les équipes de la Nuit de la Solidarité, entre le 22 et le 23 janvier 2026, a mis en évidence la prolifération de grands campements, regroupant parfois une vingtaine de personnes. Ces individus, souvent en situation de grande vulnérabilité, trouvent refuge dans des lieux improvisés : parcs, stations de métro, gares, mais aussi parkings ou hôpitaux. Bien que le nombre de femmes sans abri ait diminué en 2025, un phénomène attribué aux mises à l'abri temporaires du plan Grand Froid, ce dispositif a été activé trop tardivement, entraînant malheureusement des décès liés aux températures négatives. En banlieue, la situation est particulièrement préoccupante, avec une hausse de 32 % des personnes sans abri dans les 33 communes participantes. Des villes comme Saint-Denis (395 personnes) et Saint-Ouen-sur-Seine (133 personnes) sont les plus touchées. Face à cette urgence, des organisations telles qu'Utopia 56 et Le Revers montent au créneau. Utopia 56 dénonce l'inaction de la Ville de Paris, tandis que Le Revers suggère d'allouer 1 % du budget municipal à la recherche de solutions d'hébergement pérennes. Ces initiatives collectives soulignent la nécessité d'une mobilisation accrue et d'une volonté politique forte pour enrayer cette crise et offrir un avenir plus stable aux personnes les plus démunies.