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Le premier musée du jeu vidéo de France ouvre ses portes près de Paris

Le premier Musée du Jeu Vidéo de France, une initiative de l'association MO5, a récemment ouvert ses portes à Arcueil, aux abords de la capitale française, offrant une expérience unique pour les amateurs de culture pop et les nostalgiques des consoles rétro. Ce projet ambitieux concrétise des années de travail de l'association, dont la mission est de préserver et de transmettre le riche patrimoine vidéoludique. Ce nouveau lieu n'est pas seulement un espace d'exposition, mais une véritable zone interactive où le public est invité à découvrir et à s'amuser.

Ce temple du jeu vidéo, aménagé dans l'ancien hôtel de ville d'Arcueil, s'étend sur 1 200 m² répartis sur deux niveaux, et propose une collection impressionnante de 140 postes de jeu jouables. L'exposition retrace l'histoire du jeu vidéo, depuis 1958 jusqu'au début des années 2010, à travers un parcours chronologique. Des consoles légendaires aux ordinateurs moins connus, en passant par les bornes d'arcade emblématiques et les consoles portables cultes, chaque époque est représentée. Ici, le contact direct est privilégié : les visiteurs sont encouragés à jouer, plutôt qu'à simplement observer, incarnant la philosophie de l'équipe et des bénévoles qui croient que l'expérience est essentielle pour comprendre l'évolution du média.

Au-delà de l'exposition permanente, le Musée du Jeu Vidéo ambitionne de devenir un véritable pôle culturel et de vie. Des expositions thématiques temporaires, des ateliers éducatifs, des conférences avec des acteurs de l'industrie, ainsi que des échanges internationaux sont prévus. Le musée prévoit d'enrichir sa collection avec des machines rares dès 2026, s'appuyant sur un fonds de plus de 70 000 objets, l'une des plus importantes collections vidéoludiques d'Europe. Ce musée représente une étape majeure dans la valorisation du patrimoine vidéoludique mondial, invitant toutes les générations à dialoguer autour de cette forme d'art et de divertissement. La visite est conçue pour être immersive et accessible, avec des créneaux horaires de deux heures pour garantir une expérience fluide et agréable pour tous.

Ce nouveau musée est une célébration du jeu vidéo, un témoignage de son évolution et de son impact culturel. Il offre une plateforme dynamique pour l'apprentissage, le partage et l'amusement, où chaque visiteur peut se reconnecter avec des souvenirs d'enfance ou découvrir les origines d'une passion. En promouvant l'interaction et l'éducation, il renforce l'idée que le jeu vidéo est bien plus qu'un simple divertissement : c'est un patrimoine à chérir et à transmettre aux futures générations, stimulant la curiosité et la joie à travers les âges.

Le Cinéma La Clef du Quartier Latin Annonce Sa Réouverture Définitive en 2026 après une Lutte Acharnée

Après six années de détermination et d'initiatives concertées, le cinéma La Clef, situé dans le cœur du Quartier Latin, s'apprête à vivre une réouverture « définitive » le 14 janvier 2026. Fondé en 1973, cet établissement, autrefois menacé de disparition, a été revitalisé grâce à une démarche collective. L'association La Clef Revival a orchestré son acquisition, sa rénovation complète et gère désormais son fonctionnement. Leur engagement résolu vise à préserver un modèle de cinéma autogéré, dédié à la diffusion de films non commerciaux à un tarif accessible à tous, symbolisant une victoire significative pour la culture cinématographique indépendante.

Ce cinéma, La Clef, était jadis un lieu prisé par les étudiants en cinéma du Quartier Latin, à proximité de l'ancienne université Sorbonne Nouvelle. En 2018, la décision de vendre l'immeuble par le comité d'entreprise de la Caisse d'épargne d'Île-de-France, propriétaire des lieux, a entraîné sa fermeture, suscitant une forte réaction.

En réponse, un collectif d'anciens employés, d'étudiants, de professionnels du cinéma, de cinéphiles et de résidents s'est mobilisé. Ils ont occupé les lieux et y ont organisé des projections quotidiennes à prix libre, ralliant le soutien de figures emblématiques du cinéma telles que Martin Scorsese et Quentin Tarantino. Malgré une tentative de financement participatif, l'expulsion des bénévoles par les forces de l'ordre en mars 2022 a de nouveau entraîné la fermeture du cinéma.

Après deux ans et demi d'occupation illégale et une période de levée de fonds intensive, le collectif « La Clef Revival » a finalement réussi à acquérir le cinéma. Parallèlement, des travaux de rénovation d'une durée d'un an et demi ont été lancés. Grâce au financement participatif, ainsi qu'aux subventions du CNC, de la Région Île-de-France et de la Mairie de Paris, le site a été désamianté, mis aux normes et rendu plus accessible. En attendant la réouverture, les bénévoles ont maintenu l'activité en organisant des séances dans divers lieux parisiens.

La réouverture, prévue pour le mercredi 14 janvier 2026, marque une étape cruciale. Le terme « définitive » souligne la volonté de pérenniser ce lieu indépendant et associatif. En adoptant un statut de « propriété d'usage », le cinéma est protégé de toute revente future, assurant une gestion collective et la poursuite de sa mission de diffusion de films peu conventionnels à un prix équitable. Le site rénové comprendra deux salles de projection, deux salles de postproduction, et un nouveau bar. Il s'engagera également dans des collaborations avec des associations cinématographiques et offrira des privatisations occasionnelles. Le cinéma sera ouvert du mercredi au dimanche, et la programmation détaillée sera dévoilée à la rentrée prochaine.

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Exposition "Dessins sans limite" : Une immersion dans l'art graphique du Centre Pompidou au Grand Palais

Jusqu'au 15 mars 2026, le Grand Palais est le théâtre d'une exposition inédite intitulée "Dessins sans limite", qui met en lumière la richesse et la diversité de la collection d'art graphique du Centre Pompidou. Cette initiative offre une perspective unique sur le dessin, autrefois considéré comme une simple ébauche, et désormais reconnu comme une forme artistique à part entière, capable de raconter des histoires, de dénoncer, d'exprimer des émotions et d'explorer de nouvelles écritures. L'exposition propose un voyage thématique et dynamique à travers plus de 300 œuvres, signées par de grands noms tels que Henri Matisse, Alberto Giacometti et Joan Miró, soulignant l'évolution et l'émancipation du trait artistique. Elle démontre comment le dessin est devenu un mouvement dynamique, capable de créer des animations et des performances visuelles, repoussant ainsi les frontières de l'expression artistique.

La collection du Centre Pompidou : Un trésor graphique au Grand Palais

Le Grand Palais accueille jusqu'au 15 mars 2026 une exposition majeure, "Dessins sans limite", qui met en avant la richesse de la collection d'art graphique du Centre Pompidou. Cette présentation exceptionnelle rassemble plus de 300 œuvres, dont des dessins, collages et carnets de figures emblématiques comme Henri Matisse, Alberto Giacometti et Robert Breer, offrant une exploration thématique et dynamique de l'évolution du dessin. L'exposition vise à montrer comment le dessin, jadis perçu comme une simple ébauche, a transcendé cette vision pour devenir une forme d'art à part entière, capable de narrer, d'exprimer et d'innover à travers les XXe et XXIe siècles. Ce parcours est une occasion unique de découvrir la polyvalence et la profondeur de l'art graphique moderne et contemporain, témoignant de sa capacité à explorer de multiples facettes de l'expression humaine.

Cette exposition, organisée au Grand Palais, est une opportunité unique de plonger au cœur des œuvres graphiques des XXe et XXIe siècles. Avec plus de 300 créations issues du cabinet d'art graphique du Centre Pompidou, l'un des plus importants au monde, l'exposition "Dessins sans limite" offre un regard approfondi sur l'évolution du dessin. Elle est divisée en plusieurs thématiques, telles que "étudier", "raconter", "tracer" et "animer", qui guident les visiteurs à travers les différentes fonctions et significations du dessin. Des esquisses préparatoires aux œuvres finales, l'exposition révèle comment le dessin est passé du statut d'outil à celui de médium artistique autonome, capable de véhiculer des idées, des émotions et des critiques sociales. Cette initiative permet également de mettre en lumière des pièces rares et des découvertes, enrichissant ainsi la compréhension du public sur l'art graphique et son importance dans le panorama artistique mondial.

L'émancipation du trait : Du croquis à l'œuvre d'art dynamique

L'exposition "Dessins sans limite" au Grand Palais célèbre la transformation du dessin, qui a évolué de simple esquisse vers une forme d'art autonome, capable de raconter des histoires, d'exprimer des émotions et de dénoncer des réalités. À travers plus de 300 œuvres sélectionnées de la prestigieuse collection du Centre Pompidou, cette présentation offre une perspective dynamique sur l'art graphique. Elle illustre comment des artistes tels que Amedeo Modigliani, Joan Miró, et Henri Matisse ont utilisé le dessin pour explorer de nouvelles écritures et dynamiques, repoussant les limites de l'expression artistique. Le parcours met en lumière la diversité des supports et des techniques, incluant des films d'animation où le dessin devient créateur de mouvement, affirmant ainsi son rôle en tant que médium expressif et innovant.

La richesse de la collection du Centre Pompidou, présentée dans le cadre de "Dessins sans limite", permet aux visiteurs de découvrir des œuvres signées par des maîtres tels qu'Amedeo Modigliani, Joan Miró, Henri Michaux, Roland Barthes et Robert Longo. L'exposition révèle des trésors insoupçonnés, comme un carnet de dessins d'Alberto Giacometti, des scènes d'enfance crayonnées par Marc Chagall, ou encore un croquis de jeunesse de Jean Cocteau. Elle expose également les expérimentations d'Henri Matisse avec ses gouaches découpées et assemblées, ainsi que la grammaire des formes élaborée par Vassily Kandinsky. Le parcours se distingue par son approche dynamique, intégrant des films où le dessin prend vie et crée du mouvement, à l'image du court-métrage d'animation de William Kentridge ou du film expérimental de Robert Breer. Cette dimension cinétique démontre comment le trait artistique s'émancipe des contraintes du naturalisme pour s'exprimer pleinement, faisant du dessin un médium vibratoire, rythmique et vivant.

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