Expérience ultime

La Confiserie Mazet de Montargis : Un Voyage Gourmand à travers les Siècles

La confiserie Mazet, établie à Montargis depuis 1636, incarne un véritable trésor du patrimoine gourmand français. À une centaine de kilomètres de la capitale, cette institution, labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, maintient l'artisanat ancestral de la prasline, une amande caramélisée dont l'origine remonte au XVIIe siècle. Sous l'impulsion de son nouveau propriétaire, le Chef Hugues Pouget, la maison perpétue ses traditions tout en y apportant une touche de modernité, faisant de chaque visite une immersion délicieuse dans l'histoire et l'innovation culinaire.

Le renouveau de Mazet, mené par Hugues Pouget, est une fusion réussie entre le respect d'un héritage séculaire et une vision contemporaine. L'accent est mis sur la redécouverte de saveurs authentiques et l'exploration de nouvelles créations, tout en valorisant l'esthétique du packaging, qui puise son inspiration dans les archives de la maison. Cette démarche préserve l'âme de la confiserie tout en l'ouvrant à de nouvelles expressions gourmandes, invitant les visiteurs à découvrir une gamme variée de délices au-delà de la célèbre prasline.

L'Héritage Sucré de la Prasline Française

L'histoire de la prasline débute en 1636, un siècle après sa création pour le Duc de Praslin, devenant le plus ancien bonbon de France. Léon Mazet, un confiseur novateur du début du XXe siècle, a joué un rôle crucial en codifiant la recette de cette amande grillée enrobée de caramel, fixant ainsi les standards qui perdurent aujourd'hui. Durant six générations, la famille Mazet a transmis ce savoir-faire précieux, garantissant la qualité et l'authenticité de cette friandise emblématique. Cette continuité témoigne d'un engagement profond envers l'artisanat et la tradition, faisant de chaque prasline un morceau d'histoire culinaire.

La maison Mazet n'est pas seulement un lieu de production, c'est un véritable conservatoire du goût et de la mémoire. La recette originelle, jalousement gardée, est le cœur de cette entreprise familiale, ayant traversé les âges sans jamais perdre de sa superbe. Léon Mazet a su, par son talent et sa vision, élever la prasline au rang de symbole de la confiserie française, assurant sa place dans le patrimoine gastronomique national. Le dévouement des générations successives a permis de préserver cette richesse culturelle et gustative, invitant chacun à découvrir le goût intemporel de cette confiserie légendaire.

La Renaissance de Mazet sous l'Impulsion du Chef Pouget

En 2020, Hugues Pouget, pâtissier renommé, lauréat du Championnat de France des desserts en 2003 et ancien Chef Pâtissier chez Guy Savoy, a pris la direction de la confiserie Mazet avec l'ambition de moderniser cette institution sans en altérer l'essence. Fort de son expérience acquise dans des établissements prestigieux comme le Carlton de Cannes et Ladurée, il insuffle une dynamique nouvelle, mariant sa créativité aux méthodes traditionnelles. Sa vision inclut non seulement l'enrichissement des gammes de produits mais aussi la transformation de l'expérience client, notamment à travers un packaging soigné qui rend hommage à l'histoire de la maison.

La boutique historique de Mazet, située au 43 rue du Général Leclerc, offre une immersion sensorielle unique, avec son décor évoquant l'univers d'Harry Potter. Au-delà des praslines classiques, la maison propose une variété de chocolats, de pâtes de fruits, et de pâtisseries où l'amande caramélisée est sublimée, à l'image du Paris-Brest revisité. La Mazet Factorie, une boutique-école adjacente, enrichit cette expérience en offrant des cours et des ateliers, permettant aux passionnés de découvrir les secrets de la confiserie. Sous la houlette d'Hugues Pouget, Mazet se positionne comme un lieu incontournable pour les amateurs de douceurs, alliant excellence et innovation à seulement une heure et demie de Paris.

La Tour Eiffel rend hommage aux femmes scientifiques oubliées

En ce 26 janvier 2026, la capitale française a célébré un événement marquant : l'anniversaire de la pose de la première pierre de l'emblématique Tour Eiffel. C'est à cette occasion qu'Anne Hidalgo a révélé une décision d'une portée historique : les noms de 72 femmes scientifiques d'exception seront gravés sur la structure de la célèbre Dame de Fer. Ce geste symbolique est le fruit d'un engagement de longue date de l'association Femmes & Sciences, notamment grâce à l'impulsion de sa vice-présidente, la physicienne Isabelle Vauglin. En étroite collaboration avec la Société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE) et des institutions de recherche de premier plan telles que le CNRS, l'INSERM et l'INRIA, ce projet rend un vibrant hommage à des figures féminines dont l'apport au monde scientifique a été souvent sous-estimé ou passé sous silence, marquant ainsi les annales de l'histoire.

Il y a 137 ans, Gustave Eiffel avait fait inscrire sur son œuvre les noms de 72 "savants masculins". À l'époque, les femmes ne bénéficiaient pas de la même reconnaissance professionnelle que leurs homologues masculins. Ce nouveau projet, en gestation depuis plus de quatre ans au sein de l'association Femmes & Sciences, vise à rectifier cette omission historique. Comme le souligne Isabelle Vauglin, la Tour Eiffel représente un symbole idéal pour mettre en lumière ces femmes remarquables, soulignant que l'association œuvre depuis plus de deux décennies à sortir de l'oubli ces scientifiques trop souvent méconnues. Pour que la Tour Eiffel devienne un véritable symbole d'équité et de parité, la liste des noms doit encore être validée par les académies des sciences, des technologies et de la médecine, après quoi les travaux pourront débuter.

Le phénomène des femmes dont les contributions scientifiques sont minimisées ou attribuées à des hommes est désigné sous le terme d'« effet Matilda », conceptualisé par l'historienne Margaret W. Rossiter en 1993, en référence à la militante féministe Matilda Joslyn Gage. Malgré les avancées en matière d'accès à l'éducation, les femmes demeurent sous-représentées dans les domaines scientifiques et techniques (STEM). L'UNESCO révèle qu'en 2021, moins de 30% des chercheurs mondiaux étaient des femmes. Ce déséquilibre s'explique par des stéréotypes sociaux persistants, des biais institutionnels et des environnements professionnels encore peu engagés en faveur de l'inclusion.

Parmi les figures qui seront honorées, on retrouve Angélique du Coudray (1712-1794), obstétricienne pionnière, conceptrice d'un mannequin pédagogique révolutionnaire et auteure d'un manuel d'enseignement. Son travail a contribué à réduire considérablement la mortalité infantile. Sophie Germain (1776-1831), mathématicienne autodidacte, a dû masquer son identité féminine pour correspondre avec des savants de son époque. Ses recherches sur la résistance des matériaux ont été fondamentales pour la construction de la Tour Eiffel, mais sa contribution a longtemps été ignorée. Georgette Délibrias (1924-2015), physicienne, a été une pionnière de la datation au carbone 14 en France. Ses travaux ont permis des datations précises de sites archéologiques majeurs, comme les temples d'Angkor et de Louxor, et ont jeté les bases de nombreux laboratoires de datation à travers le monde. Ces exemples illustrent l'importance de ce projet pour rétablir la vérité historique et inspirer les générations futures.

Cette initiative audacieuse de la ville de Paris, soutenue par la SETE et les institutions scientifiques, transcende le simple geste mémoriel. Elle vise à ancrer durablement la reconnaissance de l'apport féminin à la science dans l'imaginaire collectif, en faisant de la Tour Eiffel non seulement un symbole architectural mondial, mais aussi un étendard de l'égalité et de la valorisation de toutes les intelligences.

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Eau de Paris : Votez pour les Projets de Budget Participatif 2026 !

La société Eau de Paris relance son initiative citoyenne avec la troisième édition de son budget participatif, offrant 250 000 € pour soutenir des propositions originales axées sur l'eau potable. Cette démarche vise à encourager la participation des citoyens dans la préservation et la valorisation de cette ressource essentielle. Des entités telles que des associations, des établissements scolaires, des collectifs et des structures citoyennes ont soumis diverses idées, soulignant l'engagement de la communauté pour un avenir durable de l'eau. La période de vote, du 29 janvier au 18 février 2026, est cruciale pour déterminer quelles initiatives bénéficieront de ce financement.

Le budget participatif d'Eau de Paris s'articule autour de quatre axes majeurs : l'accès et la solidarité autour de l'eau, l'éducation des jeunes générations, la sensibilisation du grand public, et le lien entre l'eau potable et une alimentation durable. Depuis son lancement le 8 septembre 2025, cette édition a généré un vif intérêt, avec plus d'une cinquantaine de propositions variées. Celles-ci incluent des créations artistiques multisensorielles, des animations vidéo pour enfants sur la pollution plastique, des jeux éducatifs sur l'économie d'eau, des explorations immersives, et des plans concrets pour améliorer l'usage de l'eau dans les jardins partagés, former les futurs gardiens de l'eau, ou organiser des festivals thématiques. Chaque contribution met en lumière l'ingéniosité et la diversité des préoccupations citoyennes.

Les Parisiens sont désormais invités à exercer leur droit de vote pour sélectionner les projets qui verront le jour. Parmi les propositions, on trouve des initiatives pour rendre l'eau accessible aux personnes vulnérables, un programme pédagogique appelé "Ma Petite Planète Scolaire" pour l'environnement, la collecte écologique de mégots par "BRIGADE VERTE", un concours vidéo pour lycéens sur les fontaines Wallace, des rencontres conviviales autour de l'eau ("Thé & Eau"), des actions de sensibilisation des 6-12 ans à la protection de l'eau et à l'agriculture biologique, et le "Festival Re-Sources" pour redécouvrir le cycle de l'eau. Ces initiatives illustrent la volonté des habitants d'agir concrètement pour l'eau à Paris. En votant, chacun contribue activement à façonner l'avenir de cette ressource précieuse et à soutenir l'engagement collectif.

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