Expérience ultime

Boss Bokit: L'Odyssée Culinaire Guadeloupéenne au Cœur de Marseille

Installé au cœur de Marseille, Boss Bokit propose une authentique expérience culinaire guadeloupéenne. Ce concept de street-food, dirigé par Reynold, a rapidement conquis les habitants de la cité phocéenne grâce à ses spécialités antillaises préparées avec soin. Des bokits dorés et croustillants aux agoulous généreux, en passant par les accras faits maison, chaque plat transporte les papilles vers les saveurs ensoleillées des îles. Une véritable invitation au voyage gustatif.

Le concept de Boss Bokit, inauguré début 2025 sur la place de Rome, remplace l'ancien restaurant africain Libala. Reynold, originaire de la Guadeloupe, a choisi de partager les délices de sa culture à travers une offre de street-food rapide et savoureuse. Le bokit, sandwich emblématique de l'île, est au centre de l'attention. Sa pâte, préparée maison et frite à la minute, est réputée pour sa texture parfaite : croustillante à l'extérieur et moelleuse à l'intérieur. Les garnitures sont variées, allant de la morue au poulet, en passant par le thon, la viande hachée, le jambon-fromage ou une option végétarienne, offrant ainsi un large éventail de choix pour satisfaire tous les palais.

Pour les plus gourmands, l'agoulou, littéralement « vorace » en créole, se présente comme le grand frère du bokit. Ce sandwich plus épais, avec une texture briochée et grillée, n'est pas frit. Il est garni de poulet ou de viande hachée, agrémenté de pommes de terre grillées, d'emmental, d'œuf et de poivrons marinés, promettant une expérience gustative encore plus riche et satisfaisante.

L'offre de Boss Bokit ne se limite pas aux seuls sandwichs. Les accompagnements et entrées, également faits maison, sont un régal. Les accras de morue, incontournables, sont servis avec une variété de sauces, dont la fameuse sauce chien. Composée de ciboulette, d'ail, de piment végétarien doux, de persil et d'oignon, cette sauce rehausse les saveurs sans être excessivement piquante, offrant une dimension supplémentaire aux plats. Les tenders de poulet et les frites de patates douces maison complètent idéalement le repas.

Pour les desserts, Reynold propose des sorbets à la noix de coco pendant les beaux jours, une touche rafraîchissante et typiquement guadeloupéenne. La spécialité qui surprend et séduit le plus est sans doute la doucellette, un caramel au lait de coco délicatement parfumé à la cannelle. Que ce soit pour un repas sur le pouce ou pour s'installer dans la salle du sous-sol, ou encore sur la terrasse ombragée en été, Boss Bokit offre une expérience culinaire antillaise complète et authentique à Marseille, du mardi au dimanche, de 12h à 15h et de 19h à 22h, au 4 place de Rome.

Des gares SNCF à 1 euro : un projet audacieux pour revitaliser les territoires

La SNCF a mis en place un programme novateur intitulé « Place de la Gare », permettant l'acquisition de gares ferroviaires inexploitées pour la somme symbolique d'un euro. Cette démarche vise à encourager la réhabilitation de ces lieux emblématiques à travers toute la France, en offrant une opportunité unique aux porteurs de projets désireux de les transformer et de leur donner une seconde vie. L'initiative, qui a déjà suscité un vif intérêt, cherche à insuffler une nouvelle dynamique dans des espaces souvent délaissés, contribuant ainsi au développement local et à la création de nouveaux pôles d'activité.

Le projet « Place de la Gare » de la SNCF est une initiative ingénieuse lancée pour redonner vie aux nombreuses gares désaffectées du pays. Le concept est simple : proposer à la vente ces structures pour un euro symbolique à des individus ou des entités ayant des projets de revitalisation. L'objectif est de transformer ces lieux de passage et d'échanges en véritables centres d'activités, qu'il s'agisse de commerces, de lieux culturels ou d'espaces de services. Actuellement, près de 500 gares en France disposent de locaux vacants, représentant un potentiel considérable pour cette transformation. Les candidats doivent soumettre un projet détaillé et un budget, et si leur proposition est acceptée par la SNCF, le loyer sera ajusté en fonction de la viabilité économique du plan. Cette approche flexible permet d'attirer une grande variété d'investisseurs et de garantir la pertinence des projets pour les communautés locales.

Au-delà de la vente à 1 euro, le programme « Place de la Gare » de la SNCF englobe diverses opportunités pour dynamiser le réseau ferroviaire. Il propose des emplacements éphémères pour des événements ou des commerces ponctuels, ainsi que des espaces dédiés au « travel retail » dans les grandes gares parisiennes comme Austerlitz, Saint-Lazare et Gare du Nord. Ces initiatives visent à rendre les gares plus attrayantes et fonctionnelles, en offrant une gamme de services et d'expériences aux voyageurs et aux riverains. L'idée de valoriser ces infrastructures n'est pas nouvelle ; dès 2005, l'ancienne gare de Bobigny a été cédée pour un euro symbolique, devenant aujourd'hui un mémorial dédié aux déportations, témoignant de la richesse historique et du potentiel de transformation de ces lieux.

Grâce à cette initiative audacieuse, de nombreuses gares à travers le pays ont déjà connu une métamorphose spectaculaire. Par exemple, à Bogny-sur-Meuse, dans les Ardennes, l'association sportive K-Raid a pu s'installer dans une ancienne gare, bénéficiant d'un espace pour organiser ses activités et stocker son équipement. Ces succès démontrent la capacité du programme à créer un impact positif sur les régions, en stimulant l'économie locale et en offrant de nouvelles perspectives aux habitants. Les gares, autrefois symboles de départ et d'arrivée, se transforment en lieux de vie, d'innovation et de mémoire, prouvant que le patrimoine ferroviaire peut être un moteur de développement moderne.

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Le Saké, Trésor de l'UNESCO, Révèle l'Umami à Paris

Ce mois de février marque le retour tant attendu des Semaines du Saké à Paris, pour une cinquième édition qui promet de ravir les papilles. L'événement met en lumière le saké, cet alcool traditionnel japonais récemment inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO, et son mariage harmonieux avec la richesse de la cuisine française. Le thème central de cette année est l'umami, la cinquième saveur fondamentale, souvent méconnue mais essentielle. Cette édition se distingue également par son ouverture aux bars à vins, offrant ainsi une approche plus décontractée et accessible de la dégustation de saké, brisant les frontières des tables étoilées pour des expériences gustatives conviviales.

L'umami, cette saveur douce, profonde et persistante, est bien plus qu'une simple sensation gustative. Elle se manifeste dans des plats réconfortants comme les bouillons mijotés, les fromages affinés ou les sauces réduites. Le saké, contrairement au vin qui mise sur l'acidité ou les tanins, excelle dans la mise en valeur des saveurs. Grâce à sa composition unique et son processus de fermentation minutieux, le saké lie les ingrédients entre eux, prolonge la sensation en bouche et révèle les arômes subtils des mets, sans jamais les dominer. C'est cette capacité à "révéler" qui en fait un compagnon idéal de la cuisine.

La fabrication du saké, un art ancestral, repose sur seulement trois composants : le riz, l'eau et le kōji. Ce processus de fermentation lente et précise est orchestré par les tōji, des maîtres brasseurs dont le savoir-faire se transmet de génération en génération, en respectant les cycles des saisons. De la récolte du riz en automne au brassage en hiver, en passant par la dégustation printanière et la maturation estivale, chaque étape contribue à créer un produit unique qui reflète son terroir, son climat et l'expertise de ses créateurs. C'est en reconnaissance de cette richesse culturelle et artisanale que l'UNESCO a inscrit le saké au Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité en 2024, soulignant son importance mondiale.

Les Semaines du Saké démontrent avec éclat que l'umami n'est pas l'apanage de la cuisine japonaise. Cette saveur se retrouve abondamment dans les piliers de la gastronomie française, tels que les fromages, les tomates mûres, les champignons et les sauces élaborées. Le saké, naturellement riche en umami grâce à sa fermentation, établit un dialogue gustatif surprenant et évident avec la cuisine française. Là où le vin peut parfois contraster, le saké tisse des liens, fusionnant les saveurs de manière harmonieuse. C'est une rencontre entre deux cultures culinaires, celle de la patience et de la précision japonaise et celle de la construction durable des sauces françaises, qui trouvent un langage commun autour d'une table.

Une nouveauté majeure de cette édition est l'intégration des bars à vins, des lieux qui privilégient souvent une approche artisanale, éthique et une clientèle ouverte aux découvertes. Ces établissements, où les vins naturels ont déjà conquis leurs lettres de noblesse, offrent un cadre idéal pour l'introduction du saké. L'objectif des Semaines du Saké 2026 est de rendre la dégustation accessible, conviviale et non élitiste, transformant chaque expérience en un moment de partage pour tous les amateurs de bonne chère et de boissons raffinées.

Parmi les établissements participants, 228 Litres, situé au cœur de Pigalle, incarne parfaitement l'esprit de l'événement. Ce bar à vins, réputé pour sa sélection de plus de 500 références de vins naturels, biologiques et biodynamiques, propose une expérience culinaire exceptionnelle pour les Semaines du Saké. Les chefs Nao et Junha, formés dans des maisons prestigieuses, y concoctent une cuisine française d'inspiration gastronomique, axée sur les produits de la terre et de la mer, idéale pour des accords mets-saké audacieux et mémorables. Le menu dégustation, avec ses mariages innovants tels que le thon rouge fumé au foin avec un Kimoto Junmai d'Okayama, le lieu jaune accompagné d'un Tokubetsu Junmai de Tochigi, ou encore un Umeshu Genshu de Kobe avec un chou Tatin, illustre la puissance et la subtilité de l'umami. Ces associations précises et surprenantes invitent à une exploration sensorielle unique, prouvant que l'umami est une sensation vibrante et concrète, à découvrir et à savourer.

Les Semaines du Saké à Paris proposent une exploration fascinante de la saveur umami à travers des accords mets-saké novateurs. L'intégration du saké, reconnu par l'UNESCO, dans la scène culinaire française, et notamment dans les bars à vins, ouvre de nouvelles perspectives pour les amateurs de gastronomie et de découvertes sensorielles.

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