Aventure en plein air

Célébration des zones humides et des amphibiens dans les parcs nationaux de France pour 2026

À l'occasion de la Journée mondiale des zones humides en 2026, les Parcs nationaux de France, l'Office français de la biodiversité (OFB) et GMF s'associent pour lancer une nouvelle édition de « La galerie du vivant », cette fois-ci dédiée aux amphibiens. Cette collection artistique vise à sensibiliser le public à la richesse de la biodiversité présente dans les zones humides et à l'importance cruciale de leur préservation. Les amphibiens, souvent méconnus, jouent un rôle fondamental en tant qu'indicateurs de la santé environnementale et maillons essentiels des chaînes alimentaires. L'initiative met en lumière des espèces emblématiques de divers parcs nationaux, de la Grenouille des Pyrénées au Spélerpes de Strinati, illustrant la diversité de ces créatures et la nécessité de protéger leurs habitats naturels. Des événements spéciaux, notamment des animations au Parc national de forêts, sont également prévus pour engager le public dans cette cause vitale.

L'importance des amphibiens révélée lors de la Journée mondiale des zones humides 2026

Le 29 janvier 2026, une annonce majeure a marqué le coup d'envoi de la Journée mondiale des zones humides. Les Parcs nationaux de France, en partenariat avec l'Office français de la biodiversité et le soutien précieux du mécène GMF, ont inauguré la sixième édition de « La galerie du vivant ». Cette initiative artistique met en avant la faune et la flore exceptionnelles des parcs nationaux. Cette année, c'est au tour des amphibiens d'être sous les feux des projecteurs, après avoir mis en lumière des insectes, des passereaux, des papillons, des orchidées et des rapaces.

Les amphibiens sont des acteurs indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes. Leur présence est un baromètre fiable de la qualité des milieux naturels, en particulier des zones humides. Ces habitats, souvent fragiles, offrent un refuge à une biodiversité unique et fournissent des services écologiques essentiels tels que la filtration de l'eau et la régulation des crues.

La nouvelle série de lithographies invite à un voyage visuel à travers les parcs nationaux, à la rencontre d'espèces remarquables. Les amateurs de nature pourront ainsi découvrir le Sonneur à ventre jaune dans le Parc national de Forêts, l'Hylode de Pinchon en Guadeloupe, la Salamandre tachetée dans les Cévennes, ou encore la Rainette méridionale dans les Calanques et le rare Discoglosse sarde à Port-Cros. Les Alpes ne sont pas en reste, avec le Triton alpestre dans les Écrins, la Grenouille rousse en Vanoise et le Spélerpes de Strinati dans le Mercantour. La Rainette à bandeau de Guyane et les grenouilles des Pyrénées et de La Réunion complètent ce panorama de la vie amphibienne.

« La galerie du vivant », fruit d'une collaboration avec l'illustratrice Camille Dégardin, souligne la richesse biologique des parcs nationaux français. Soutenue par la Fondation Covéa via GMF, cette collection incarne le thème « La nature en partage » et continuera en 2026 avec de nouvelles créations, rappelant l'urgence de protéger ces trésors naturels.

Le Parc national de forêts a également annoncé une série d'animations pour le début février, invitant le public à explorer le vallon de la Senance, les marais tufeux et la tufière d’Amorey, afin d'approfondir leurs connaissances sur ces écosystèmes fascinants.

Cette initiative nous interpelle sur notre responsabilité collective à l'égard de la nature. En célébrant la beauté et la diversité des amphibiens et de leurs habitats, les parcs nationaux nous rappellent que la préservation de la biodiversité est un enjeu vital. Elle nous invite à reconsidérer notre rapport au vivant et à agir concrètement pour la sauvegarde de ces espèces et de leurs milieux, garants de l'équilibre écologique de notre planète.

L'Année Internationale des Parcours et des Éleveurs Pastoraux : Un Engagement Renforcé pour 2026

L'année 2026 s'annonce comme une période charnière pour la reconnaissance du pastoralisme à l'échelle mondiale. Déclarée Année Internationale des Parcours et des Éleveurs Pastoraux par les Nations Unies, cette initiative, portée par la Mongolie, vise à souligner l'importance capitale de ces pratiques ancestrales. Les parcs nationaux français, en particulier ceux des régions de moyenne et haute montagne, se mobilisent pour célébrer et soutenir le travail des éleveurs qui, à travers la transhumance, façonnent les paysages et préservent une riche diversité culturelle et écologique. Cette reconnaissance internationale, couplée à l'inscription de la transhumance au Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité par l'UNESCO, renforce l'engagement collectif en faveur de territoires vivants et résilients.

Le pastoralisme est bien plus qu'une simple activité économique ; il incarne un mode de vie en harmonie avec la nature, porteur de valeurs patrimoniales inestimables. Les parcs nationaux français, tels que les Cévennes, la Vanoise, les Pyrénées, le Mercantour et les Écrins, sont au cœur de ces pratiques, où l'élevage et les parcours de troupeaux contribuent à l'entretien des paysages et à la biodiversité. L'année 2026 sera l'occasion de réaffirmer ce soutien aux éleveurs et aux communautés locales, en promouvant un équilibre délicat entre nature sauvage, traditions séculaires et exigences du développement durable. C'est un appel à la joie, à la santé et à l'émerveillement au fil des saisons, invité à tous ceux qui participent à cette belle aventure humaine et écologique.

L'Engagement des Nations Unies et l'Importance du Pastoralisme

L'année 2026 a été proclamée par les Nations Unies comme l'Année Internationale des Parcours et des Éleveurs Pastoraux, une décision initiée par la Mongolie, visant à mettre en lumière le rôle essentiel de ces pratiques à l'échelle mondiale. Cette reconnaissance internationale souligne l'importance vitale du pastoralisme pour les écosystèmes, les cultures et les économies locales. Les parcs nationaux français, particulièrement ceux situés en zones de moyenne et haute montagne, comme les Cévennes, la Vanoise, les Pyrénées, le Mercantour et les Écrins, sont des territoires où le pastoralisme est une activité majeure. Ils s'engagent à soutenir les éleveurs et à préserver cet équilibre précieux entre nature sauvage, traditions et un avenir durable pour tous.

La décision des Nations Unies de dédier une année entière au pastoralisme révèle une prise de conscience globale de son importance. Les éleveurs pastoraux ne sont pas seulement des acteurs économiques, ils sont les gardiens de savoir-faire ancestraux et des gestionnaires inestimables de nos paysages. En France, les parcs nationaux se situent au cœur de cette dynamique, offrant des alpages et des estives essentiels aux troupeaux de bovins, ovins et caprins. Ces pratiques ne se contentent pas de maintenir les écosystèmes ouverts, elles favorisent aussi la biodiversité et contribuent à la résilience des territoires. La reconnaissance par l'UNESCO de la transhumance comme Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité en 2023, avant même l'Année Internationale, témoigne de la valeur universelle de ces liens séculaires entre l'homme, l'animal et son environnement, et encourage un engagement continu pour leur préservation.

La Transhumance : Un Patrimoine Culturel Vivant et Essentiel

La transhumance, cette migration saisonnière des troupeaux, a été reconnue en 2023 par l'UNESCO comme Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité. Cette décision souligne l'importance de cette pratique non seulement pour son lien ancestral entre l'humain, l'animal et les paysages, mais aussi pour sa contribution à la biodiversité et à la vitalité des territoires. Le pastoralisme, indissociable de la transhumance, est une activité prédominante dans les parcs nationaux métropolitains. Elle assure le maintien des écosystèmes d'altitude et enrichit le patrimoine culturel de la France. Les parcs s'engagent, aux côtés des résidents, des acteurs locaux et des visiteurs, à continuer leurs actions pour des régions dynamiques, harmonieuses et capables de faire face aux défis de demain.

Le pastoralisme, et en particulier la transhumance, est une forme d'utilisation des terres qui a façonné de nombreux paysages européens, y compris ceux des parcs nationaux français. Ces pratiques consistent à déplacer les troupeaux vers des pâturages d'altitude en été (les alpages et les estives) et à les redescendre dans les vallées pour l'hiver. Au-delà de l'aspect agricole, cette activité est un vecteur de culture, de traditions et de liens sociaux. Elle prévient l'embroussaillement, maintient la biodiversité des milieux ouverts et contribue à la prévention des incendies de forêt. L'engagement des parcs nationaux en 2026 et au-delà vise à préserver ces pratiques essentielles, à valoriser le rôle des éleveurs et à sensibiliser le public à l'importance de ce patrimoine vivant pour la santé de nos écosystèmes et la richesse de notre culture.

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Exploration du GRP Trégor-Goëlo : une Aventure Inédite en Bretagne Intérieure

Ce récit d'aventure nous emmène à la découverte du GRP Trégor-Goëlo, un itinéraire de randonnée flambant neuf en Bretagne, s'étendant sur 177 kilomètres entre Perros-Guirec et Paimpol. Loin des sentiers côtiers souvent pris d'assaut, ce parcours invite à explorer une facette plus secrète de la région, à travers des paysages variés, des forêts denses, des rivières sinueuses et des chemins ancestraux. Il s'agit d'une immersion au cœur d'un patrimoine naturel et culturel préservé, mis en lumière grâce à l'engagement de passionnés locaux. Cette expédition de trois jours offre une perspective unique sur la création et l'entretien de ces chemins, soulignant l'importance de la collaboration communautaire pour valoriser le tourisme intérieur.

L'idée de ce nouveau GRP est née de la volonté de proposer une alternative au célèbre GR®34, dont certaines sections côtières sont sur-fréquentées, menaçant la faune et la flore locales. Après six années de travail méticuleux et une collaboration étroite avec des acteurs locaux, le GRP Trégor-Goëlo a vu le jour. Il relie Paimpol à Perros-Guirec par l'intérieur des terres, traversant des villes comme Guingamp et Pontrieux, et mettant en valeur les cours d'eau emblématiques du Trieux et du Léguer, ainsi que les « chemins creux », témoins du riche passé rural de la région. Ces sentiers, parfois encaissés de plus de dix mètres, agissent comme de véritables corridors écologiques, préservant la biodiversité locale.

Au-delà de la conception du tracé, la mise en place d'un tel sentier demande un effort considérable, notamment en termes de balisage. Pierre Joubert, un randonneur expérimenté et responsable du GRP pour la Fédération Française de Randonnée des Côtes d’Armor, explique que chaque marque jaune et rouge, de dimensions précises et positionnée à hauteur de regard, est le fruit d'un travail minutieux réalisé par des bénévoles formés. Le financement du matériel est assuré par le département, mais l'essentiel repose sur l'engagement humain. Ce travail inclut également l'obtention de conventions de passage sur des terrains privés, un processus complexe qui peut parfois remettre en question des sections entières du parcours. Cet engagement bénévole est fondamental pour l'existence et la pérennité de ces chemins.

L'entretien des sentiers est également un effort collectif. Enora Cadiou, chargée de mission sport nature, souligne que les randonneurs contribuent à la préservation des chemins en limitant l'envahissement. Cependant, des interventions plus importantes sont nécessaires pour faire face aux arbres tombés, aux passerelles endommagées ou aux balises effacées. Ces travaux mobilisent les associations de randonnée, qui effectuent des rondes régulières, et les collectivités locales, qui financent les gros chantiers. Des outils comme l'application Suricate permettent aux randonneurs de signaler les problèmes, assurant une coordination efficace entre les différents acteurs pour maintenir la praticabilité des sentiers, même après des événements climatiques comme la tempête de novembre 2023.

Ce nouveau GRP offre une opportunité de découvrir une Bretagne authentique et de se reconnecter à la nature. L'itinéraire passe par des hameaux comme Saint-Jacques, jalonné de coquilles rappelant son histoire de chemin de pèlerinage. Les hébergements insolites, comme les cabanes perchées de Pléhédel, enrichissent l'expérience. L'arrivée à Paimpol, avec son port animé et ses bateaux électriques, marque la fin d'une randonnée où l'on a pu apprécier la tranquillité des sous-bois et la beauté sauvage des paysages. C'est une invitation à l'aventure, une immersion profonde dans l'histoire et l'environnement du Trégor-Goëlo, où chaque pas révèle une nouvelle facette de cette terre bretonne.

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