Aventure en plein air

Actualités de la Montagne : JO d'Hiver, Défis de Projets et Préoccupations Environnementales

Ce tour d'horizon de l'actualité montagnarde vous emmène à travers les événements marquants de la semaine, des compétitions sportives internationales aux défis environnementaux, en passant par les récits d'alpinisme et les retards de grands projets.

Entre sommets enneigés et enjeux contemporains : un panorama montagnard

L'inauguration des Jeux Olympiques d'Hiver à Milan Cortina

Les 25èmes Jeux Olympiques d'Hiver ont officiellement débuté dans les Alpes italiennes, à Milan Cortina, et se dérouleront jusqu'au 22 février prochain. Cet événement rassemble 92 délégations du monde entier, dont une délégation française forte de 160 athlètes. De nouvelles disciplines, comme le ski-alpinisme, font leur apparition, et d'autres, telles que le saut à ski et la luge, voient leurs épreuves enrichies. Seule l'épreuve parallèle par équipe mixte du ski alpin est retirée du programme.

Le projet Trojena : un revers pour les Jeux Asiatiques d'Hiver 2029

Le rêve saoudien d'accueillir les Jeux Asiatiques d'Hiver en 2029 ne se réalisera pas comme prévu. Les travaux de la station de Trojena, en construction au cœur du désert, n'avancent pas suffisamment rapidement pour être prêts à temps. Le Conseil Olympique d'Asie a donc décidé de délocaliser l'événement à Almaty, au Kazakhstan. Bien que l'Arabie Saoudite ne renonce pas complètement à ses ambitions, espérant accueillir l'édition de 2033, ce report met en lumière les difficultés rencontrées par les projets pharaoniques de NEOM.

Lindsey Vonn face aux blessures : une championne persévérante

La célèbre skieuse américaine Lindsey Vonn a démontré une détermination sans faille en participant à la descente olympique malgré une rupture du ligament croisé survenue quelques jours auparavant. Bien que sa chute lors de la compétition ne soit probablement pas directement liée à son genou, elle a dû être évacuée par hélicoptère et opérée. Cet incident rappelle la fragilité du corps humain face aux exigences des sports de haut niveau, même si l'absence du ligament croisé n'empêche pas l'utilisation de la jambe, les muscles environnants assurant une certaine stabilité.

Le Portugal sous une avalanche de neige : les conséquences de la tempête Leonardo

La station de ski portugaise de Serra da Estrela, habituellement en quête de neige, a été submergée par des précipitations exceptionnelles, recevant jusqu'à trois mètres de flocons sous l'effet de la tempête Leonardo. Cette situation a contraint la station à fermer ses portes. L'Espagne voisine a également été touchée par d'importantes chutes de neige, témoignant de l'intensité de cet épisode météorologique.

Rencontre au sommet : Kobusch et Wielicki pour l'Everest hivernal

Dans le cadre de sa préparation pour une ascension hivernale de l'Everest, Jost Kobusch s'est rendu en Pologne pour rencontrer Krzysztof Wielicki, un alpiniste expérimenté des hivernales sur les 8000. Wielicki, connu pour son ascension en solitaire du Lhotse en hiver, a partagé de précieux conseils, notamment sur l'importance de la gestion de l'effort et la météo. Kobusch prévoit de retourner à l'Everest l'hiver prochain, fort de ces échanges.

Tragédie dans l'Himalaya : la disparition de Shah Doulat

Le monde de l'alpinisme pakistanais est en deuil suite à la disparition de Shah Doulat, un jeune grimpeur prometteur et cousin de Samina Baig. Doulat a trouvé la mort lors d'une chute de 400 mètres dans la région de Hunza. Ayant déjà conquis quatre des cinq 8000 du pays, il était une figure emblématique de la nouvelle génération d'himalayistes. Son corps a été retrouvé par des équipes de secours bénévoles.

La campagne « Ski Fossil Free » prend de l'ampleur

Nikolai Schirmer, skieur professionnel norvégien, a remis au Comité international olympique (CIO) une pétition de plus de 20 000 signatures à Milan, dans le cadre de la campagne « Ski Fossil Free ». Cette initiative vise à dénoncer les liens entre le CIO et les sponsors issus des énergies fossiles. Face à cette mobilisation croissante d'athlètes engagés pour le climat, le président du CIO a reconnu publiquement la nécessité d'améliorer la responsabilité climatique de l'organisation. La campagne demande désormais la publication d'un rapport détaillé sur ces partenariats, soulignant l'urgence d'agir face au réchauffement climatique qui menace les sports d'hiver.

La pollution en Himalaya : une menace transfrontalière

Un éditorial du Nepali Times alerte sur l'aggravation de la pollution atmosphérique en Himalaya, provenant principalement du nord de l'Inde et du Pakistan. En hiver, les vents transportent le noir de carbone et les particules fines jusqu'à la vallée de Katmandou, où elles sont piégées, entraînant des problèmes de santé graves et des dizaines de milliers de décès prématurés. De plus, ces polluants se déposent sur les glaciers, accélérant leur fonte et menaçant les ressources en eau de toute l'Asie du Sud. Contrairement à la Chine, qui a mis en place une gestion régionale de la pollution, l'Asie du Sud agit de manière isolée, rendant la résolution de cette crise sanitaire et climatique d'autant plus complexe.

Célébration des zones humides et des amphibiens dans les parcs nationaux de France pour 2026

À l'occasion de la Journée mondiale des zones humides en 2026, les Parcs nationaux de France, l'Office français de la biodiversité (OFB) et GMF s'associent pour lancer une nouvelle édition de « La galerie du vivant », cette fois-ci dédiée aux amphibiens. Cette collection artistique vise à sensibiliser le public à la richesse de la biodiversité présente dans les zones humides et à l'importance cruciale de leur préservation. Les amphibiens, souvent méconnus, jouent un rôle fondamental en tant qu'indicateurs de la santé environnementale et maillons essentiels des chaînes alimentaires. L'initiative met en lumière des espèces emblématiques de divers parcs nationaux, de la Grenouille des Pyrénées au Spélerpes de Strinati, illustrant la diversité de ces créatures et la nécessité de protéger leurs habitats naturels. Des événements spéciaux, notamment des animations au Parc national de forêts, sont également prévus pour engager le public dans cette cause vitale.

L'importance des amphibiens révélée lors de la Journée mondiale des zones humides 2026

Le 29 janvier 2026, une annonce majeure a marqué le coup d'envoi de la Journée mondiale des zones humides. Les Parcs nationaux de France, en partenariat avec l'Office français de la biodiversité et le soutien précieux du mécène GMF, ont inauguré la sixième édition de « La galerie du vivant ». Cette initiative artistique met en avant la faune et la flore exceptionnelles des parcs nationaux. Cette année, c'est au tour des amphibiens d'être sous les feux des projecteurs, après avoir mis en lumière des insectes, des passereaux, des papillons, des orchidées et des rapaces.

Les amphibiens sont des acteurs indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes. Leur présence est un baromètre fiable de la qualité des milieux naturels, en particulier des zones humides. Ces habitats, souvent fragiles, offrent un refuge à une biodiversité unique et fournissent des services écologiques essentiels tels que la filtration de l'eau et la régulation des crues.

La nouvelle série de lithographies invite à un voyage visuel à travers les parcs nationaux, à la rencontre d'espèces remarquables. Les amateurs de nature pourront ainsi découvrir le Sonneur à ventre jaune dans le Parc national de Forêts, l'Hylode de Pinchon en Guadeloupe, la Salamandre tachetée dans les Cévennes, ou encore la Rainette méridionale dans les Calanques et le rare Discoglosse sarde à Port-Cros. Les Alpes ne sont pas en reste, avec le Triton alpestre dans les Écrins, la Grenouille rousse en Vanoise et le Spélerpes de Strinati dans le Mercantour. La Rainette à bandeau de Guyane et les grenouilles des Pyrénées et de La Réunion complètent ce panorama de la vie amphibienne.

« La galerie du vivant », fruit d'une collaboration avec l'illustratrice Camille Dégardin, souligne la richesse biologique des parcs nationaux français. Soutenue par la Fondation Covéa via GMF, cette collection incarne le thème « La nature en partage » et continuera en 2026 avec de nouvelles créations, rappelant l'urgence de protéger ces trésors naturels.

Le Parc national de forêts a également annoncé une série d'animations pour le début février, invitant le public à explorer le vallon de la Senance, les marais tufeux et la tufière d’Amorey, afin d'approfondir leurs connaissances sur ces écosystèmes fascinants.

Cette initiative nous interpelle sur notre responsabilité collective à l'égard de la nature. En célébrant la beauté et la diversité des amphibiens et de leurs habitats, les parcs nationaux nous rappellent que la préservation de la biodiversité est un enjeu vital. Elle nous invite à reconsidérer notre rapport au vivant et à agir concrètement pour la sauvegarde de ces espèces et de leurs milieux, garants de l'équilibre écologique de notre planète.

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L'Année Internationale des Parcours et des Éleveurs Pastoraux : Un Engagement Renforcé pour 2026

L'année 2026 s'annonce comme une période charnière pour la reconnaissance du pastoralisme à l'échelle mondiale. Déclarée Année Internationale des Parcours et des Éleveurs Pastoraux par les Nations Unies, cette initiative, portée par la Mongolie, vise à souligner l'importance capitale de ces pratiques ancestrales. Les parcs nationaux français, en particulier ceux des régions de moyenne et haute montagne, se mobilisent pour célébrer et soutenir le travail des éleveurs qui, à travers la transhumance, façonnent les paysages et préservent une riche diversité culturelle et écologique. Cette reconnaissance internationale, couplée à l'inscription de la transhumance au Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité par l'UNESCO, renforce l'engagement collectif en faveur de territoires vivants et résilients.

Le pastoralisme est bien plus qu'une simple activité économique ; il incarne un mode de vie en harmonie avec la nature, porteur de valeurs patrimoniales inestimables. Les parcs nationaux français, tels que les Cévennes, la Vanoise, les Pyrénées, le Mercantour et les Écrins, sont au cœur de ces pratiques, où l'élevage et les parcours de troupeaux contribuent à l'entretien des paysages et à la biodiversité. L'année 2026 sera l'occasion de réaffirmer ce soutien aux éleveurs et aux communautés locales, en promouvant un équilibre délicat entre nature sauvage, traditions séculaires et exigences du développement durable. C'est un appel à la joie, à la santé et à l'émerveillement au fil des saisons, invité à tous ceux qui participent à cette belle aventure humaine et écologique.

L'Engagement des Nations Unies et l'Importance du Pastoralisme

L'année 2026 a été proclamée par les Nations Unies comme l'Année Internationale des Parcours et des Éleveurs Pastoraux, une décision initiée par la Mongolie, visant à mettre en lumière le rôle essentiel de ces pratiques à l'échelle mondiale. Cette reconnaissance internationale souligne l'importance vitale du pastoralisme pour les écosystèmes, les cultures et les économies locales. Les parcs nationaux français, particulièrement ceux situés en zones de moyenne et haute montagne, comme les Cévennes, la Vanoise, les Pyrénées, le Mercantour et les Écrins, sont des territoires où le pastoralisme est une activité majeure. Ils s'engagent à soutenir les éleveurs et à préserver cet équilibre précieux entre nature sauvage, traditions et un avenir durable pour tous.

La décision des Nations Unies de dédier une année entière au pastoralisme révèle une prise de conscience globale de son importance. Les éleveurs pastoraux ne sont pas seulement des acteurs économiques, ils sont les gardiens de savoir-faire ancestraux et des gestionnaires inestimables de nos paysages. En France, les parcs nationaux se situent au cœur de cette dynamique, offrant des alpages et des estives essentiels aux troupeaux de bovins, ovins et caprins. Ces pratiques ne se contentent pas de maintenir les écosystèmes ouverts, elles favorisent aussi la biodiversité et contribuent à la résilience des territoires. La reconnaissance par l'UNESCO de la transhumance comme Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité en 2023, avant même l'Année Internationale, témoigne de la valeur universelle de ces liens séculaires entre l'homme, l'animal et son environnement, et encourage un engagement continu pour leur préservation.

La Transhumance : Un Patrimoine Culturel Vivant et Essentiel

La transhumance, cette migration saisonnière des troupeaux, a été reconnue en 2023 par l'UNESCO comme Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité. Cette décision souligne l'importance de cette pratique non seulement pour son lien ancestral entre l'humain, l'animal et les paysages, mais aussi pour sa contribution à la biodiversité et à la vitalité des territoires. Le pastoralisme, indissociable de la transhumance, est une activité prédominante dans les parcs nationaux métropolitains. Elle assure le maintien des écosystèmes d'altitude et enrichit le patrimoine culturel de la France. Les parcs s'engagent, aux côtés des résidents, des acteurs locaux et des visiteurs, à continuer leurs actions pour des régions dynamiques, harmonieuses et capables de faire face aux défis de demain.

Le pastoralisme, et en particulier la transhumance, est une forme d'utilisation des terres qui a façonné de nombreux paysages européens, y compris ceux des parcs nationaux français. Ces pratiques consistent à déplacer les troupeaux vers des pâturages d'altitude en été (les alpages et les estives) et à les redescendre dans les vallées pour l'hiver. Au-delà de l'aspect agricole, cette activité est un vecteur de culture, de traditions et de liens sociaux. Elle prévient l'embroussaillement, maintient la biodiversité des milieux ouverts et contribue à la prévention des incendies de forêt. L'engagement des parcs nationaux en 2026 et au-delà vise à préserver ces pratiques essentielles, à valoriser le rôle des éleveurs et à sensibiliser le public à l'importance de ce patrimoine vivant pour la santé de nos écosystèmes et la richesse de notre culture.

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